que ce cadavre fût bien un cadavre, Moi, je ne le crois pas. Et, demanda la dame paleavec un timbre si singulier, qu'il nous fît tressaillir tous dans cette nuit où l'absence de lumière nous avait laissés, vous n'avez pas entendu dire que cecadavre fût jamais sorti du tombeau, vous n'avez pas entendu dire que personne eût eu à souffrir de sa vue et de XI LE BRACELET DE CHEVEUX. 117 Page 121Les mille et un fantomes son contact . Non, dit Alliette, j'ai quitté le pays. Ah , dit le docteur, vous avez tort, monsieur Alliette, d'être de si facilecomposition. Voici madame Gregoriska qui était toute prête à faire de votre bon marchand de Bâle en Suisse un vampire polonais, valaque ou hongrois. Estceque, pendant votre séjour dans les monts Carpathes, continua en riant le docteur, est ce que par hasard vous auriez vu des vampires . pull lacoste pas cher Écoutez, dit la damepâle avec une étrange solennité, puisque tout le monde ici a raconté une histoire, j'en veux raconter une aussi. Docteur, vous ne direz pas que l'histoiren'est pas vraie, c'est la mienne,.. Vous allez savoir pourquoi je suis si pâle, En ce moment, un rayon de lune glissa par la fenêtre à travers les rideaux,et, venant se jouer sur le canapé où elle était couchée, l'enveloppa d'une lumière bleuâtre qui semblait faire d'elle une statue de marbre noir couchée surun tombeau. Pas une voix n'accueillit la proposition . mais le silence profond qui régna dans le salon annonça que chacun attendait avec anxiété. XI LEBRACELET DE CHEVEUX. lacoste pas chere, 118 Page 122 XII LES MONTS CARPATHES. Je suis Polonaise, née à Sandomir, c'estàdire dans un pays où les légendes deviennent desarticles de foi, où nous croyons à nos traditions de famille autant, plus peutêtre, qu'à l'Évangile, Pas un de nos châteaux qui n'ait son spectre, pas unede nos chaumières qui n'ait son esprit familier. Chez le riche comme chez le pauvre, dans le château comme dans la chaumière, on reconnaît le principe amicomme le principe ennemi. Parfois, ces deux principes entrent en lutte et combattent. Alors, ce sont des bruits si mystérieux dans les corridors, desrugissements si épouvantables dans les vieilles tours, des tremblements si effrayants dans les murailles, que l'on s'enfuit de la chaumière comme duchâteau, et que paysans ou gentilshommes courent à l'église chercher la croix bénie ou les saintes reliques, seuls préservatifs contre les démons qui noustourmentent. Mais là aussi deux principes plus terribles, plus acharnés, plus implacables encore, sont en présence, la tyrannie et la liberté. L'année 1825vit se livrer, entre la Russie et la Pologne, une de ces luttes dans lesquelles on croirait que tout le sang d'un peuple est épuisé, comme souvent s'épuisetout le sang d'une famille, Mon père et mes deux frères s'étaient levés contre le nouveau czar, et avaient été se ranger sous le drapeau de l'indépendancepolonaise, toujours abattu, toujours relevé.